NON aux inspections systématiques des
installations septiques!
Encore trop d'associations de protection de l'environnement des lacs et de municipalités se lancent dans des inspections systématiques des
installations septiques en bordure de leur lac, croyant faire quelque chose d'utile contre les cyanos ou pour la protection de l'environnement des lacs. Ces inspections n'ont plus leur raison d'être et mènent inévitablement à de sérieux dérapages!
Historique de la classification des installations septiques au Québec
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Les premières classifications Au Québec, les premières inspections systématiques ou classifications des installations septiques datent de 1967. Elles ont été effectuées au lac Archambault, à Saint-Donat, dans le cadre de ce qui allait devenir le Programme des lacs. En 1967, je n'avais aucune idée de la qualité des installations existantes en bordure des lacs, ni de la gravité des problèmes qu'elles pouvaient causer. Durant cette période de 10 ans, j'ai découvert que la plupart des installations septiques autour de nos lacs présentaient des vices de construction et de localisation. Elles ne donnaient pas le rendement attendu. Plus de 10 p. cent de ces installations septiques se trouvaient dans la classe «C», c'est-à-dire la catégorie des foyers de pollution grossière. La situation était donc extrêmement sérieuse! |
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Durant cette période de 10 ans, nous avons effectué de grands progrès au Québec. La construction des fosses septiques a été normalisée grâce à l'adoption du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. Des centaines d'inspecteurs municipaux en environnement ont été embauchés pour voir à l'application du Règlement. Ces inspecteurs ont été formés par le Programme d'aide technique aux inspecteurs municipaux, sous l'autorité du Programme des lacs. Du côté de la FAPEL, des centaines de bénévoles menaient une vaste campagne d'éducation sur les installations septiques auprès de tous les propriétaires de chalets, partout au Québec. Résultat: le pourcentage de foyers de pollution grossière en bordure de nos lacs est passé de 10 à 2 p. cent, seulement. Une belle victoire!
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De 1987 à nos jours Au début des années 1990, alors que le Programme des lacs faisait ses dernières classifications d'installations septiques, le pourcentage des foyers de pollution grossière en bordure de nos lacs, était tombé à zéro, ou presque, de sorte que les inspections systématiques des installations septiques n'avaient plus leur raison d'être. Les inspecteurs municipaux sont maintenant les seuls à pouvoir assurer la qualité des installations septiques, dans le cadre du Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées. Malheureusement, suite au derby de démolition du ministère du Développement durable le Programme d'aide technique aux inspecteurs municipaux a été aboli, de sorte que la formation des inspecteurs municipaux n'offre plus aux propriétaires de chalets, la protection qu'elle offrait contre les abus de pouvoir des municipalités. Il y aura encore, bien sûr, des installations septiques qui vont rendre l'âme en bordure des lacs et devenir des foyers de pollution grossière. C'est normal! Mais a-t-on vraiment besoin de se lancer dans une inspection systématique de toutes les installations septiques, avec des étudiants mal formés, pour trouver les responsables, alors que le Règlement sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées offre déjà une solution toute simple, cas par cas. Les associations, municipalités et MRC qui insistent encore pour faire une inspection systématique des installations septiques en bordure des lacs, pénalisent injustement les propriétaires de chalets qui sont souvent appelés à refaire leurs installations septiques! Plus grave encore, la démarche se fsait généralement au détriment d'une campagne déterminée et soutenue pour que le règlement soit appliqué strictement, cas par cas.
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