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Les
méduses ont mauvaise réputation
C'est au Mexique, sur la
côte du Pacifique, dans un petit village de pêcheurs, que j'ai eu
mon premier contact avec les méduses. Je marchais sur la plage,
tout en surveillant les pêcheurs, et de temps en temps, j'allais faire trempette
à la mer. Soudainement, j'ai vu une méduse
sur la plage. J'ai
immédiatement
quitté les lieux. Je savais qu'il valait mieux ne pas marcher sur une méduse si je
ne voulais pas me faire piquer.
Je savais aussi que certaines espèces étaient toxiques pour les
humains. En Australie,
par exemple, il existe une méduse très venimeuse, surnommée la guêpe
des mers dont le contact avec les tentacules peut entraîner une mort
atroce en quatre minutes. Assez pour faire peur à n'importe qui!
Les méduses
font d'ailleurs partie de la famille des cnidaires (on prononce knidère).
Le mot cnidaire vient du grec, knidê qui veut dire ortie,
une plante dont les feuilles renferment un liquide irritant qui
peut provoquer des brûlures très désagréables.
Tony Le Sauteur.
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Mais
dans nos lacs, ce sont des méduses d'eaux douces que l'on trouve.
Pas des méduses de mer! Elles sont très différentes!
Mais il semble que les méduses
d'eaux douces aient hérité de la mauvaise réputation des méduses de
mer, car la plupart des propriétaires de chalets prennent panique lorsqu'ils
découvrent des méduses dans leurs lacs. C'est pour rassurer ces propriétaires
et éviter les paniques inutiles que j'ai décidé de publier cette page d'information
sur les méduses d'eaux douces.
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Les
méduses d'eaux douces
 À
cause de leur petite taille (la grosseur d'un vingt-cinq sous) , les méduses d'eaux douces sont beaucoup moins
terrifiantes que les méduses de mer dont certaines peuvent atteindre
jusqu'à deux mètres de largeur.
 Les
méduses d'eaux douces sont inoffensives. Bien sûr qu'elles piquent.
Ça fait partie de leur système de survie. Elles utilisent cette
propriété pour paralyser leurs proies avant de les déguster. Mais à cause de leur petite taille,
les méduses d'eaux douces n'affectent
pas les humains. On n'a donc pas à s'inquiéter si on en
trouve dans son lac.  On
trouve-t-on des méduses d'eaux douces? Dans les eaux calmes et cristallines.
Nos lacs de pêche et de villégiature sont donc pour elles un habitat
de choix, ainsi que les lacs artificiels formés par d'anciennes
carrières et sablières abandonnées. Et croyez-le ou pas, on rapporte
en avoir aussi trouvé dans des eaux aussi peu cristallines que les
eaux brouillées des
petits étangs couleur purée de pois que l'on voit
fréquemment sur les fermes. On en trouve même dans les eaux
calmes de certaines rivières, mais jamais dans les rapides.
 Les
méduses d'eaux douces se nourrissent surtout de plancton animal,
petits animaux microscopiques
que l'on trouve en suspension dans les eaux de nos lacs. Toutefois,
il faut souligner
qu'une augmentation des populations de plancton due à la surfertilisation des eaux, n'indique pas nécessairement
qu'il y aura une augmentation des populations de méduses d'eaux douces.  C'est
surtout vers la fin de l'été, au mois d'août, qu'elles deviennent
visibles à l'oeil nu dans nos lacs, au moment où les eaux sont
chaudes et la nourriture abondante. Elles flottent juste
sous la surface des eaux.  L'apparition
de méduses dans un lac se fait de façon sporadique. Elles peuvent
soudainement apparaître en grand nombre alors qu'on n'en avait jamais
observé avant. Et l'année suivante, elles peuvent disparaître complètement
et ne plus réapparaître avant plusieurs années.  Dans
le premier stage de leur vie, les méduses vivent sur le lit des
lacs et bougent très peu. Elles portent un autre nom. Ce sont des polypes! Certains croient
que les polypes seraient transportés d'un lac à l'autre
sur les pattes des oiseaux aquatiques, ce qui expliquerait que de
plus en plus de lacs sont colonisés par les méduses d'eaux douces
au Québec.
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Que faire?
Rien! Parce qu'il
n'y a rien à faire. Si les conditions de votre lac sont
favorables aux méduses d'eaux douces, elles vont un jour
apparaître. On n'y peut rien! C'est la nature!
Il faut surtout éviter de faire des crises d'hystérie
collective comme on a fait avec les moules zébrées
ou comme on fait, encore aujourd'hui, avec le myriophylle à épis, comme
s'il s'agissait d'une plante diabolique.
On vit avec la nature ou on retourne en
ville, un endroit privilégié où on ne trouve ni moules zébrées, ni méduses,
ni myriophylles à épis.
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