HISTORIQUE













 


Pionnier de l'indépendance
Jean Côté, Québécor, 1979 

Chapitre 11
Il fonde son propre parti, le PRQ

Dans le combat qu'il livra pour libérer son peuple, Chaput est passé par diverses étapes que nous appellerons des hauts et des bas. En rentrant chez lui, le soir, après une dure journée, calculant mentalement le chemin parcouru et celui qui restait à parcourir, le doute l'assaillait. «Ses indépendantistes auraient-ils la force, le courage, les moyens de poursuivre démocratiquement la lutte? Pourraient-ils, avec le temps secouer la terrible apathie de ces millions de Québécois qui préféraient souvent le confort et les gadgets à la dignité?» se demandait Chaput. II est vrai que la dignité ne se mange pas. II se sentait, les jours de cafard, un peu comme le nageur à bout de force qui voit la rive, mais désespère de l'atteindre.

Ses démêlés avec le RIN l'obligeaient à se poser certaines questions pertinentes. En tout cas, il savait une chose: au bout de la route, si jamais il vivait assez vieux pour atteindre l'objectif, la somme des sacrifices qu'il s'imposerait pour la Cause ne compterait pas. Du revers de la main, un jeunet pourrait balayer tout ça, sans aucune considération pour le passé. Seul le présent existait. Ailleurs, dans d'autres pays du monde, ça s'était passé comme ça. À la tablette, les vieux révolutionnaires !

Mais ce combat, il ne l'avait pas entrepris pour connaître, à tout prix, de son vivant, la consécration. Ce combat, il le menait par amour, prenant la relève, à sa façon et avec ses moyens, de tous ceux qui, avant lui, avaient rêvé d'un Québec libre. Mais il n'y a rien de plus démoralisant que de voir des gens arrivés trahir allègrement tout ce qu'ils ont été dans leur jeunesse. Ce sont ces gens-là, parfois, qu'il rencontrait; ils étaient hideux de lâcheté et d'inconscience. Ce sont ces gens-là, à des postes de commande, qui provoqueraient, quelques mois plus tard, une flambée de violence sans précédent au Québec, depuis les troubles 1837-38.

Il savait aussi, par les confidences qui lui étaient faites, (son bureau était un confessionnal), que des jeunes, écoeurés et las de l'hypocrisie des aînés, de la rouerie des politiciens de pacotille qui meublaient l'Assemblée nationale, passeraient à l'action. Connaissant le système, il se sentait infiniment triste du sort qui leur serait réservé. Mais on n'arrête pas l'Histoire, pas plus qu'on arrête le printemps.

Je me rappelle qu'au cours d'une conférence de presse, j'avais évoqué le coup du monument de Wolfe, disant que je m'en étais réjoui. Trois journalistes canadiens-français s'étaient levés, pour dire : «Nous aussi!»

Une autre question me fut posée: «Seriez-vous prêt à aller jusqu'à la violence pour mener le Québec à l'indépendance?» Et je répondis: «Si je n'étais pas prêt à aller jusqu'à la violence pour l'indépendance de mon peuple, je serais un lâche!»

Ce sont toutes ces pensées qui le harcelaient lorsqu'il faisait le bilan de la lutte entreprise entre le pot de grès et le pot de fer. Combien de sacrifices faudraient-ils encore pour que le Québec trouve sa place dans le concert des nations libres?

- Tu crois que ça ira loin? lui demandait sa femme.

- Je le crains !

Avec Madeleine, il discutait beaucoup de ce qu'il appelait les mauvais présages. Déjà, à travers toutes sortes d'incidents, de déclarations, il sentait que la répression s'organisait. Elle connaîtrait son point culminant un certain mois d'octobre 1970 et des milliers de Québécois se retrouveraient derrière les barreaux, arrêtés en pleine nuit, à leur domicile, par la police politique fédérale.

«Le Québec, a écrit à cette époque le magazine Point de mire, est une bombe qui fait tic tac entre les mains d'un sourd.» Cette image collait à la réalité.

Nonobstant ses crises intérieures et ses interrogations sur le devenir du Québec, il restait convaincu qu'il fallait aux Québécois un parti politique indépendantiste. À ce sujet, il avait rencontré de fortes oppositions, à tous les ni­veaux, dans le mouvement riniste. Les uns prétendaient qu'il était trop tôt pour penser ça. Plus tard, disaient-ils. Mais dans quelle formation politique canaliser des aspirations? Ça, personne ne le savait. Bravo, pour les mouvements de pression, mais la vraie bagarre se situait dans l'arène politique. Les grandes déclarations de principes, les désaveux, les aveux, les professions de foi, les assemblées de cuisine ou les parties de sucre à la campagne pouvaient avoir leur importance, mais c'est au niveau de l'Assemblée nationale que les décisions se prenaient.

Par conséquent, pensait Chaput, il fallait utiliser les mécanismes de la démocratie et faire élire des députés. Évidemment, il n'était pas d'accord avec ceux qui voulaient se cantonner dans le rôle figuratif; ça lui paraissait irrationnel. Aucun pays au monde ne s'était libéré sans se donner un organisme politique représentatif. Sa position au RIN avait été on ne peut plus claire, il préconisait l'action électorale.

Dans les semaines qui suivirent sa rupture avec le RIN, plusieurs inconditionnels vinrent le trouver pour l'inciter à fonder un tel parti. Raymond Barbeau, de l'Alliance Laurentienne, l'assurait de son appui. II vint le trouver, avec de nombreux partisans et lui demanda de foncer.

Non seulement il pouvait compter sur un nombre considérable de rinistes, mais il avait la certitude que les indépendantistes progressistes l'endosseraient.

Après les tergiversations d'usage, le Parti Républicain du Québec (PRQ) naquit. Comme il fallait s'y attendre, la création d'un parti politique indépendantiste suscita un vaste remous au RIN. Les adversaires n'en revenaient pas de son audace. Pour certains, il était devenu un traître. Ce m... Chaput mettait la chicane dans la famille! clamaient-ils. Ils le trouvaient indigne, le peignaient sous des traits peu flatteurs. La «chicane» s'accentua, du fait que de nombreux rinistes le suivirent au PRQ.

Je n'ai jamais été traumatisé par les divisions; en définitive, elles ne durent pas, dit Chaput. Le PRQ allait donner un nouvel élan à la cause de l'Indépendance et, plus tard, quand les esprits se seraient refroidis, on finirait par comprendre que cette initiative accroîtrait l'audience des partisans de l'Indépendance. Nous établîmes notre quartier général d'abord au vieux stade DeLorimier, au deuxième étage. Nous ne manquions pas de place. Les locaux étaient vastes, sans être somptueux, mais nous avions pignon sur rue. Le PRQ démarrait. Depuis déjà pas mal de temps, j'avais envisagé la création d'un parti politique qui couvrirait trois grands secteurs l'administration, l'organisation et l'orientation. Chacun de ces secteurs représenterait l'une des trois grandes commissions du parti. Un secrétaire général coordonnerait les activités des commissions, de façon à libérer le chef du parti de toute la paperasse.

Le 23 février 1963, un samedi, le PRQ convoqua les journalistes pour leur annoncer l'ouverture de la permanence, leur présenter le conseil provisoire et leur distribuer un journal, Le Républicain, lequel contenait l'essentiel du programme proposé. Il était entendu que toutes les mesures prises dans un premier temps devraient être ratifiées au congrès qui suivrait, les 16 et 17 mars, à l'hôtel le Reine Elizabeth.

Ce congrès, couronné par un banquet, eut un énorme succès, à tel point que les mauvaises langues, toujours actives, répandirent le bruit que l'Union Nationale finançait le PRQ.

Jamais, de toute ma vie, n'est parvenue à mes oreilles une pareille énormité ! s'exclame Chaput. La déprimante gauche québécoise entra aussi dans la ronde en nous décernant, selon son habitude maladive, l'épithète de «parti de droite». Comment un homme que l'on tenait pour un dangereux révolutionnaire, parce qu'il voulait changer la face même du pays, pouvait-il être à droite? Ces épithètes de droite et de gauche n'ont aucune signification au Québec. Il y a, chez nous, des progressistes et des réactionnaires. Être progressistes, selon ma définition, c'est travailler sans relâche à améliorer le sort de l'homme québécois, dans tous les domaines et, en priorité, si l'on tient compte de l'idéal qui m'a animé durant toutes ces années, c'est récupérer la dignité nationale. L'indépendance n'est pas une fin en soi... mais le premier jalon pour conquérir le reste.

Un événement contribua aussi à accréditer le fait que le PRQ était un parti de droite. Raymond Barbeau décida de dissoudre l'Alliance Laurentienne et de la fondre dans le PRQ. C'est au cours d'une conférence de presse, tenue le 7 mai, au Reine Elizabeth, que nous annonçâmes l'union des forces, ce qui ouvrit la porte à toutes sortes de spéculations.

La vie continuait, tantôt décevante, tantôt amusante... truffée d'incidents cocasses!

Feu le sénateur Mark Drouin affirma, sans broncher, qu'après analyse de la situation au Québec, il en venait à la conclusion que le séparatisme se mourait.

En février 1963, l'honorable Jean Lesage remit officiellement le grand prix du journalisme à Yves Michaud, pour son éditorial du 2 août 1962, publié dans La Patrie: Le Séparatisme est mort.

Yves Michaud avait enterré un peu vite un mort bien portant, puisqu'il devait s'associer plus tard à René Lévesque pour fonder le M-S-A.

À son congrès du 3 mars 1963, sous la présidence de Me Guy Pouliot, le RIN décida de se constituer en parti politique. Ceux qui avaient combattu Chaput sur cette question se rangeaient finalement à son avis.

Des élections fédérales se préparaient. Les Québécois eurent droit, durant la campagne, aux sempiternelles rengaines, sauf que Lester B. Pearson promit, s'il était élu, qu'il doterait le Canada d'un drapeau distinctif et d'un hymne national dans les deux années qui suivraient le scrutin. Le 8 avril 1963, un gouvernement libéral minoritaire était porté au pouvoir.

Mais la violence éclatait. Des jeunes, presque des enfants, posaient des bombes, pillaient les arsenaux.

Mardi, le 7 mai, la Ville de Montréal offrit $10 000 de récompense à quiconque aiderait ou faciliterait la capture des prétendus terroristes. Treize jours plus tard, pour ne pas être en reste, le gouvernement du Québec en offrait $50 000.

Et comme au temps du Far West, ce fut, pour les chasseurs de scalps, une époque dorée.

Les autorités, responsables de la dégradation du climat social, crurent trouver la solution à tous leurs problèmes en faisant appel aux délateurs.

C'était, d'une certaine façon, admettre leur impuissance et leur irresponsabilité.

L'intervention des nombreux FLQ dans la lutte pour l'indépendance a contribué à durcir les positions des tenants du pouvoir.

Ceux-ci ont cherché, sans aucune distinction et avec une malhonnêteté étudiée, à identifier les felquistes aux indépendantistes!soulignera .

Les premiers militants du FLQ, à quelques exceptions près, avaient presque tous été membres du RIN ou du PRQ; dans la logique des policiers de l'escouade antiterroriste, mise sur pied pour combattre essentiellement les mouvements qui préconisaient l'action violente, felquiste était synonyme de séparatiste. L'un et l'autre appartenaient à la même famille politique.

Les premières cellules du FLQ devaient naitre et se défaire au rythme des arrestations.

Les mouvements terroristes n'avaient pas un plan d'action global, mais s'inspiraient, au départ, d'une stratégie simpliste. Ils croyaient ainsi secouer la léthargie des Québécois et les obliger à se poser des questions.

>On a reproché aux formations indépendantistes d'alors d'accueillir dans leurs rangs des partisans de la violence, en oubliant que les partis traditionnels, les libéraux du Québec en particulier, avaient dans leurs rangs de sinistres coquins, dont des incendiaires qui côtoyaient la haute gomme du Parti.

Un parti politique ne fournit pas à ses membres des cartes de moralité! dira . Que des éléments discutables viennent s'y greffer n'a rien d'extraordinaire. Un parti est fait d'éléments disparates, mais en cherchant vicieusement à associer les mouvements de l'indépendance à la violence, dans le but de «faire peur» à la population et de la manipuler à des fins électorales, les adversaires ont atteint les limites du sordide et de la malhonnêteté intellectuelle.

Sans faire le bilan des activités terroristes des felquistes, ce qui n'est pas le but de ce livre, rappelons que les années 1968, 69 et 70 furent particulièrement nourries d'événements violents. Octobre 69: des bombes sont placées au Club Renaissance et au Club de Réforme; en novembre, un engin est découvert à la compagnie Domtar, à la Standard Structural Steel, à la Régie des Alcools du Québec, chez Eaton's, devant l'édifice Lord et Co; en décembre, une bombe explose à la résidence du président de la Murray Hill, dont le président, explique un communiqué, est l'exemple le plus typique du racisme et du colonianisme au Québec; le même mois, des engins sont trouvés au garage de Chambly Transport, et un engin explose à la résidence du directeur de cette entreprise. Deux bombes explosent à l'Hôtel de ville de Montréal, devant les édifices du Revenu national et du Secrétariat d'État, à Ottawa; en janvier 1969, d'autres bombes explosent dans des boîtes à lettres et à la Fédération canadienne des syndicats libres; un engin fait $50 000 de dégâts matériels à l'édifice de la Banque de la Nouvelle­Écosse; en février, explosion d'un engin devant l'édifice de l'Unité du Service technique de l'Armée. Il y a un blessé.

Sevun Up, la Bourse de Montréal, et divers autres édifices, considérés comme des symboles du colonianisme, deviennent les cibles des felquistes.

Les Québécois, pour un grand nombre, refusèrent de croire, au début, que les terroristes, souvent des jeunes gens à peine sortis de l'adolescence, étaient des Québécois. Ils pensaient, naïvement, et le répétaient, que la violence, sur le territoire québécois, ne pouvait être qu'un phénomène de caractère international. En deux mots, des révolutionnaires de l'extérieur, du moins le prétendaient-ils, avaient décidé de perturber l'ordre social au Québec, comme ils le faisaient ailleurs dans plusieurs pays du monde.

Aussi furent-ils stupéfaits d'apprendre, dès le démantèlement des premières cellules, que des jeunes Québécois, imbus d'idéal, fabriquaient et faisaient sauter des bombes sans l'apport d'éléments étrangers. Ils éprouvaient une certaine sympathie pour les jeunes felquistes, et s'ils refusaient et dénonçaient la violence, ils en venaient à la conclusion que les felquistes, avec leurs bombes, donnaient une dimension inusitée à la lutte de l'indépendance au Québec.

En 1964, des felquistes armés attaquèrent le magasin «International Firearms» de la rue Bleury. Au cours de la fusillade qui eut lieu, un homme fut tué. Arrêtés peu après et condamnés à être pendus, François Schrim et Edmond Guénette virent leur sentence commuée en emprisonnement à vie.

Outre la «guerre d'octobre 1970», au cours de laquelle le gouvernement Trudeau, sous prétexte de mater une armée de révolutionnaires armés jusqu'aux dents (Jean Marchand avança le chiffre de 3 000) il ne semble pas — du mois d'avril 1963, alors que le gardien de nuit William O'Neil fut tué par l'explosion d'une bombe — qu'il y ait eu chez les felquistes une organisation vraiment structurée ni de plan global pour renverser les gouvernements libéraux d'Ottawa ou celui de Québec. Mais en 70, Trudeau saisit le prétexte de la violence et l'enlèvement de l'attaché commercial britannique James Cross et, quelques jours plus tard, du ministre Pierre Laporte, trouvé mort dans le coffre d'une automobile, après une longue séquestration, pour faire intervenir l'armée au Québec.

Ce fut une machination sordide, une tentative pour écraser le peuple québécois et tuer dans l'œuf le projet de l'indépendance, souligne Marchel Chaput. Dans cette épreuve de force pour casser les reins du Québec, les politiciens fédéraux et autres personnages à courte vue utilisèrent une basse démagogie pour faire peur aux Québécois. Très peu d'hommes publics surent garder leur sang froid dans l'ensemble du Canada, et presque tous, par des déclarations insensées, contribuèrent à alimenter une panique généralisée... comme l'espérait d'ailleurs Trudeau. On a vu par la suite que les 3 000 révolutionnaires de Jean Marchand se résumaient à quelques individus, poursuit , précisant que la «crise d'octobre» ne fut pas autre chose que l'assassinat pur et simple de la démocratie sur le dos du peuple québécois. Trudeau voulaitfaire peur... et il a réussi. II jouait dans cette affaire une «carte électorale» et, à court terme, les événements semblèrent lui donner raison. Mais avec le temps, il perdit lamentablement la face et toute crédibilité dans l'esprit de milliers de Québécois. Pour le discréditer davantage, lui et son gouvernement, une enquête publique (MacDonald) révéla le rôle sournois que la R.C.M.P. joua dans l'escalade de la provocation. Dans une tentative pour brouillier les cartes et possiblement perpétuer le climat de violence qui sévissait alors au Québec, des agents de la RCMP rédigèrent de faux communiqués qu'ils expédièrent aux médias, en laissant croire que ces communiqués émanaient du FLQ. Ça donne une idée de l'honnêteté d'un corps de police qui, à toutes fins pratiques, s'est déshonoré dans l'exercice de ses fonctions.

Résolument pacifique, croit, cependant, que la violence, si elle est en soi condamnable, reste un «mal nécessaire» pour les peuples opprimés, qu'ils vivent ici ou ailleurs sur d'autres continents.

En résumé, le FLQ, dans la longue marche du Québec vers l'indépendance, aura été, non pas un accident de parcours, comme certains semblent le croire, mais la poursuite d'une lutte qui n'a jamais cessé depuis les plaines d'Abraham.

Des jeunes gens, certes maladroits, ont cherché, par la violence, à publiciser la cause de l'Indépendance et, plus tard, à l'internationaliser. Ils y réussirent non sans avoir provoqué la riposte violente de l'Establishment fédéral qui, à son tour, prit le Québec en otage avec la fameuse loi des mesures de guerre.

Au terme d'une action violente qui a duré près de huit ans, les felquistes, à quelques exceptions près, ont presque tous été arrêtés et se sont retrouvés derrière les barreaux, considérés non pas comme des prisonniers politiques, mais comme des criminels de droit commun. La justice canadienne ne sut faire les distinctions qui s'imposaient. Néanmoins, nonobstant les terribles injustices dont furent victimes plusieurs felquistes, le Québec, un jour, comme il l'a fait tardivement pour les patriotes de 1837, se souviendra de tous ceux-là qui, d'une manière ou d'une autre, ont apporté leur contribution à la libération de leur patrie.

Les politiciens au pouvoir refusent, aujourd'hui, par souci d'électoralisme, de se compromettre. Lorsqu'ils parlent du FLQ, ils se montrent évasifs, discrets, soucieux avant tout des retombées électorales.

Mais l'histoire aura sa revanche, tout comme Louis Riel, le chef métis, vient d'avoir la sienne. Exécuté le 16 novembre 1885, pour avoir trop aimé ses compatriotes opprimés, le gouvernement canadien a décidé de réhabiliter sa mémoire.

L'histoire des peuples est imprévisible, souligne , et c'est souvent à titre posthume que les oubliés d'aujourd'hui prennent leur place dans l'Histoire. Quel rôle les felquistes ont-ils vraiment joué? Quelle contribution les différents felquistes ont-ils apporté à l'indépendance du Québec? Il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions! Mais avec le recul du temps, l'Histoire fera peut-être une place à tous ces jeunes gens qui ont aimé le Québec.

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