L'AVENIR EST AU DÉVELOPPEMENT SOUTENABLE

Les textes qui suivent sont tous tirés d'un livre de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement: «Notre avenir à tous». Un livre qui m'a ouvert les yeux sur le développement durable tel que pratiqué au Québec. Rien de bien sorcier mais quand on change les mots on change tout et l'environnement reprend ses droits. J'aime mieux le développement soutenable de l'ONU, qui respecte l'environnement, que le développement durable de Jean Charest qui ruine l'environnement.

Les agressions contre l'environnement sont interliées. La déforestation, par exemple, amplifie le ruissellement, accélère l'érosion du sol et la sédimentation des fleuves et des lacs. La pollution de l'air et l'acidification ont une part dans la mort des forêts et des lacs. Ces liens  signifient que les différents problèmes doivent être attaqués simultanément. Le succès dans un domaine, la protection des forêts, par exemple,  peut améliorer les chances de réussite dans un autre, tel la conservation des sols.

Au Québec on a pris la mauvaise habitude de travailler par petites découvertes environmentales éloignées les unes des autres. De sorte que l'on cré constamment de nouveaux problèmes plutôt que d'en régler.  

Dans le livre des Nations Unis, on trouve des déclarations qui démontrent que nos députés, tant à l'Assemblée nationale qu'à la Chambre des Communes, sont capables de comprendre ça. Ils ont souvent plus de jarnigoïne que l'on pense si ce n'était pas de la ligne de parti. Charles Caccia, par exemple, député à la Chambre des Communes, déclarait, à l'audience publique de la Commission, tenue à Ottawa, le 27 mai 1986, «Combien de temps encore pourrons-nous faire, impunément, comme si l'environnement n'avait rien à voir avec l'économie, la santé et le développement».

J'ajoute qu'il faut au plus vite remplacer le ministère du Développement durable par le ministère du Développement soutenable et redonner à l'environnement sa marge de manoeuvre. Car le développement soutenable c'est s'efforcer de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité de satisfaire ceux des générations futures.

La croissance économique s'accompagne toujours d'un danger pour l'environnement, puisu'elle exerce des pressions sur les ressources.  Les décideurs, fidèles au développement soutenable, font en sorte que les économies en développement respectent leurs bases écologiques et que ces dernières soient protégées, de manière à alimenter la croissance à longue échéance. La défense de l'environnement est donc inhérente à l'idée de développement soutenable, tout comme l'est la volonté de s'attaquer aux causes plutôt qu'aux symptômes.

Au strict minimum, le développement soutenable signifie ne pas mettre en danger les systèmes naturels qui nous font vivre: l'atmosphère, l'eau, les sols et les êtres vivants. Nombre d'entre nous vivons au-dessus des moyens écologiques de la planète. La pratique du développement durable, tel que pratiqué au Québec, a tendance à appauvrir les écosystèmes et à réduire la diversité des espèces. Or, une fois éteinte, un espèce ne se renouvelle plus jamais. La perte d'espèces végétales et animales peut singulièrement limiter les possibilités des générations à venir: le développement soutenable exige donc leur conservation. Le développement économique ne pourra jamais être soutenable s'il rend plus vulnérable aux crises.

Si nous voulons suivre la piste du développement soutenable et stopper la destruction de notre environnement,  il nous faudra abolir le ministère du développement durable pour le remplacer par un ministère du développement soutenable qui va redorer le blason de l'environnement. Mais à voir Jean Charest se dresser bêtement contre l'évidence d'une Commision publique anti- collusion et anti-corruption dans le domaine de la construction, ce ne sera pas demain la veille.

Engin de recherche
Taper un mot clé