INONDATIONS

INONDATIONS

Au Québec, la construction est interdite dans les zones susceptibles d'être inondées tous les 20 ans. Elle est réglementée dans celles qui sont inondées, en moyenne, aux 100 ans. Les données à ce sujet étaient toutes fraîches dans la vallée du Richelieu. De nouvelles cartes de zone inondable ont été produites  en 2005, et toutes les municipalités de la région viennent de refaire leur zonage en conséquence, affime la MRC du Haut-Richelieu. Pour savoir si vous êtes dans la zone inondable, la MRC du Haut-Richelieu a publié sur son site web toutes les cartes de zones inondables de la région. Allez à l'adrresse www. mrcchr.qc.ca/ plaineinondable.php et cliquez sur la carte correspondant à votre secteur. La crue de 2011 dépasse toutes les prévisons, estime M. Brissette, professeur à l'École de technologie supérieure et ingénieur spécialiste de l'hydrologie et du climat. Il est encore trop tôt pour préciser à quel point la crue de 2011 est exceptionnelle. Il faudra des années de recherche. «Mettons que c'est 1000 ans dit M. Brissete C'est une possibilité. Alors il y a des gens qui sont été inondés cette année qui ne le seront jamais plus. Mais il y a aussi beaucoup de gens de la vallée du Richelieu qui sont abonnés aux inondations.»

Selon M. Tew-Fik Mahdi, directeur du laboratoire Hydro-environnement à l'École polytechnique de Montréal, avec les changements climatiques, les prévsions de récurence des inondations ne sont plus aussi fiables.»

Par contre, ce n'est pas ce que montrent les recherches de M. Brissette. En 2007, il a publié, avec ses collègues, une étude de l'effet des changements climatiques sur les crues de la rivière Châteauguay, juste à l'ouest du Richelieu. Ses conclusions: les crues printanières diminueront de 30% en moyenne, en dépit d'une hausse des précipitations. Pourquoi? Parce qu'il ferait plus chaud l'hiver et que  la fonte de la neige serait répartie sur plusieurs mois.

M. Brissette estime que les dommage que subissent la plupart des sinistré sont attribuables aux mauvaises décisions de zonage. «Le gens sont en conflit d'intérêts, dans la mesure où les promoteur recherchent le bord de l'eau et les maires veulent augmenter leur revenus». dit-il.

En fait, il faudrait une commission d'enquête sur les zones inondables, dit-il. Tout le monde reconnaît qu'il y a un problème.»

Enfin, dans la chronique «Libre penser» du journal Le Devoir.com, un collectif de scientifiques experts publiait, le 2 juillet 2011, un article intitulé «Rivière Richelieu - Une occasion manquée» dans lequel il affirmait que les dommages auraient sans doute été nettement moins importants si l'on avait limité au strict minimum le développement en zone inondable.

 

Occasion manquée!
Québec contreviendra à ses propres règles

En effet, selon un article de Denis Lessard du journal la Presse (le 22 juin 2011), «le gouvernement permettra la reconstruction en zone inondable en Montérégie». «Le gouvernement Charest a décidéd'ouvrir ne brèche dans sa propre «politique de protection des rives» et de contrevenir à la Loi sur le développement durable avec la décision qu'il prendra sur la reconstruction des résidences détruites par les inondations le long de la rivière Richelieu et de la baie Missisquoi, en Montérégie.» «En permettant la «reconstruction» des résidences principales dans une zone qui risque fort d'être de nouveau inondée dans les 20 prochaines années, Québec ouvre aussi la porte à une répétition du cauchemar de mai dernier. Surtout, il risque d'être de nouveau forcé de payer la note.»