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Faut-il éliminer systématiquement les puisards?

Les puisards ont mauvaise réputation. Pourtant ils ne la méritent pas, même si le Règlement original sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées les a remplacés par des installations plus performantes. La vérité est que les puisards ont été interdits car ils exigeaient pour leur construction, des sols secs sur au moins 3 mètres de profondeur, le type de sol qu'on trouve rarement au Québec. On trouve encore un grand nombre de puisaurs au Québec parmi les milliers d'installations sanitaires construite avant l'adoption du Règlement cadre, le 12 août 1981. Et il y a une clause grand'père qui les protège que les municipalités sont en train de faire sauter.  

Sont-ils réglementaires?

Oui, car ils desservent une résidence existante. Du moins c'était le cas avant que le ministère du Développement durable se mette à tripoter dans le règlement Ils sont parfaitement réglementaires et le demeurent tant qu'ils ne posent pas de problèmes de nuisances. Mais il arrive souvent qu'en bordure des lacs, sur un coup de tête, les associations de villégiateurs partent en croisade pour l'élimination systématique de tous les puisards. Elles ont tort! La municipalité ne peut pas exiger le remplacement d'un puisard sans d'abord vérifier s'il y a nuisance, puisard par puisard. Vouloir éliminer systématiquement les puisards, sans discernement, c'est encourager la municipalité à poser des gestes illégaux, tout en imposant des déboursés inutiles aux propriétaires de chalet.  


À gaune: le tuyau de trop-plein

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