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PLAN DE GESTION DE LA PÊCHE
Non à la roténone!

C'est quoi la roténone? C'est une substance extraite des racines d'une plante légumineuse. Une substance mortelle pour les poissons! Ils suffoquent dès qu'ils entrent en contact avec ce produit. La roténone a longtemps été utilisée par les autochtones de l'Amérique du Sud pour capturer des poissons sans avoir à utiliser un filet maillant. La roténone est classifiée comme un pesticide. Ce qui n'empêche pas les biologistes de la  faune de l'utiliser pour tenter de se débarrasser des poissons «nuisibles» de nos lacs.

C'est quoi un poisson nuisible?


Photographs by Konrad P. Schmidt,
Minnesota Department of Natural Resources

Ce sont les poissons que les pêcheurs n'aiment pas trouver au bout de leur ligne lors d'un voyage de pêche à la truite. Les pêcheurs, il faut le dire, rêvent tous de lacs où il n'y aurait rien d'autre que de la truite. Ils rouspètent dès qu'une espèce non sportive mord à leur ligne. Parmi les espèces nuisibles les plus communes mentionnons le tête-de-boule, le mulet à cornes, le méné à nageoires rouges, le méné jaune et le meunier noir. De toutes ces espèces, la plus détestée est, certes, le meunier, mieux connu de son nom anglais de Sucker, à cause de sa taille et de sa bouche en cul-de-poule, pas très appétissante! Il faut cependant souligner que les espèces nuisibles n'ont pas que des mauvais côtés: ces poissons sont à la base du régime alimentaire des truites. Par contre, ils exercent beaucoup de pression sur les populations de truites! Ce sont de féroces compétiteurs. Sans compter que le meunier ne se gêne pas pour occuper les mêmes frayères que la truite. Pour terminer ce petit cours 101 sur les espèces nuisibles, ajoutons que l'on trouve encore des lacs au Québec où on ne trouve rien d'autre que de la truite, mais ils ne sont pas nombreux.

Comment en est-t-on arrivé à considérer certaines de poissons comme des indésirables ou des espèces nuisibles?

Triste à dire, mais les biologistes de la faune aiment bien mettre ce problème sur le dos des pêcheurs eux-mêmes qui, par leurs pratiques de pêche, ont contribué à la propagation excessive de ces poissons dans la plupart de nos lacs, en les utilisant comme poissons appâts. Mais la vérité est que ce sont les biologistes de la faune qui ont été les premiers responsables de cette pratique, car c'est à eux que l'on doit les règlements permissifs des années passées qui permettaient le transport et l'utilisation de poissons appât dans nos lacs à truite. C'est d'ailleurs ce qui explique que plusieurs plusieurs lacs où ne trouvait que de la truite sont aujourd'hui infestés d'espèces nuisibles. Les biologistes de la faune se sont ravisés depuis, et cette pratique est désormais interdite.

Peut-on éliminer les espèces nuisibles?

Les biologistes de la faune vous diront qu'en utilisant de la roténone, on peut tuer toutes les espèces nuisibles dans un lac. Ouais! Mais le malheur est que la roténone ne fait pas de distinction entre les espèces nuisibles et les espèces sportives, de sorte qu'elle tue tous les poissons, même les truites! Le lac doit donc repartir à zéro! Il en est de l'élimination des espèces nuisibles comme de l'élimination des moustiques. Ça ne donne rien! C'est toujours à recommencer! Et c'est dispendieux! Les biologistes de la faune sont les seuls à répéter ad nauseam que la roténone est une technique de gestion de la pêche efficace! C'est leur façon d'envoûter les pêcheurs et de prendre le contrôle de la pêche!

En ce qui me concerne, la roténone est une technique de gestion de la pêche hautement contestée!

Témoignages d'ailleurs!

Au Manitoba, on dit du traitement à la roténone qu'il est très dispendieux et peu efficace. Au Delaware, on estime qu'aucune méthode ne réussit vraiment à éliminer les espèces dites nuisibles. Au Kansas, on parle d'une méthode coûteuse et de courte durée, tout en avouant que le problème revient.  

Témoignages d'ici!

C'est arrivé dans la région de Chertsey. Des biologistes de la faune envahissent un lac de villégiature pour y effectuer un empoisonnement à la roténone parce que la truite est à peu près disparue et que le lac est infesté d'espèces nuisibles: du meunier noir au tête-de-boule en passant par le mulet à cornes et le fondule barré. Par ici la roténone et R.I.P. pour les espèces nuisibles et les quelques truites qu'on trouvait encore dans ce  lac. C'est un nouveau départ! Malheureusement, les promesses des biologistes de la faune n'ont rien donné! Les espèces nuisibles ont rapidement repris possession de leur lac, au détriment de la truite! Le miracle de la roténone n'a pas eu lieu!

Sur un petit lac de la région de Joliette, c'est le branle-bas de combat. Les biologistes de la faune sont arrivés! Ils sont en train d'empoisonner le lac à la roténone. Surprise totale quelques années plus tard, on confirme déjà le retour des espèces suivantes: le ventre rouge du nord, le mulet à cornes, le ventre-pourri et l'inévitable tête-de-boule. À ces espèces sont venues s'ajouter le crapet de roche, le meunier et le crapet-soleil. Tout un succès la roténone! Quant aux pêcheurs, ils  attendent toujours le paradis de la truite qu'on leur promettait! Le miracle de la roténone n'a pas eu lieu!

La roténone impose une sérieuse réflexion

Il faut rappeler que les techniques d'empoisonnement à la roténone appellent la construction de barrages pour empêcher les poissons nuisibles de remonter dans le lac empoisonné, ainsi que des interventions brutales dans les ruisseaux, au moment de l'empoisonnement. Les opérations à la roténone apportent donc des modification profondes dans l'équillibre écologique d'un lac. Les biologistes de la faune qui s'adonnent à cette pratique sont un bien mauvais exemple pour les Québécois qui défendent la cause de l'environnement des lacs.

Comment peut-on améliorer le rendement de la pêche sans roténone?

Il existe une façon beaucoup plus naturelle de contourner le problème des espèces nuisibles ou compétitrices. Il s'agit tout simplement de favoriser la truite par des ensemencements. C'est une méthode que tous les pêcheurs connaissent et qui donnent rapidement, d'excellents résultats! Peu de pouvoiries pourraient survivre sans ensemencements. L'expérience de FAPEL CHASSE ET PÊCHE a clairement démontré que l'ensemencement de spécimens de tailles adultes (10 à 12 pouces) donne des résultats spectaculaires, même si les lacs sont «infestés» d'espèces nuisibles ou compétitrices. Succès assuré! Il faut aussi savoir que les empoisonnements à la roténone coûtent très cher. Pas une mince affaire que de repartir à zéro! Mieux vaut passer immédiatement aux ensemencements et oublier la roténone!

Que faire si des biologistes de la faune vous proposent d'empoisonner votre lac?

Il faut rappeler que les biologistes de la faune faisaient auparavant partie du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche. Ce ministère favorisait les empoisonnements à la roténone, tout en s'assurant l'appui financier de la Fondation de la faune et la complaisance du ministère de l'Environnement. Mais lorsque des citoyens s'opposaient farouchement à ce que l'on utilise la roténone sur leur lac, le ministre avait pris la bonne habitude de reculer. Ainsi, lors d'une Commission parlementaire, alors que le ministre faisait face à beaucoup de pressions de la part des pêcheurs du lac Hostile, il a fini par se ranger du côté des défenseurs de l'environnement en affirmant publiquement que «si les gens ne sont pas d'accord avec l'utilisation de la roténone, il n'y aura pas d'utilisation de roténone». La voie était tracée mais il ne faut pas s'attendre à ce que les autorités d'aujourd'hui abandonnent volontairement un projet d'empoisonnement à la roténone, comme dans le temps du ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche.

Il y a longtemps que les pêcheurs n'ont plus leur mot à dire
dans la gestion de la pêche au Québec.
 

Si des biologistes de la faune se présentent
chez vous et vous offrent d'empoisonner votre lac à la roténone, mettez-les à la porte immédiatement!

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