USA Choice Counter

 

Des mesures plus radicales s'imposent pour prolonger la vie utile de nos lacs!

Au point où nos lacs en sont rendus, nous ne pouvons plus nous contenter de régénérer 10 ou 15 mètres de rives pour freiner le vieillisement de nos lacs. D'autant plus que, sans les ressources du Programme des lacs et de la FAPEL, comme c'était le cas auparavant, la plupart des plantations faites de nos jours, ne sont que symboliques. Il faut faire plus!

Première mesure
Assurer la protection de l'encadrement forestier: En dehors des rives, il est urgent que l'on s'attaque, maintenant, à la protection et à la régénération de l'encadrement forestier de nos lacs, une ceinture de 300 mètres de profondeur à partir de la ligne des eaux. Malheureusement, très peu de municipalités reconnaissent l'encadrement forestier des lacs dans leur réglementation municipale.

Or, dans le premier projet de réglementation municipale suggéré aux municipalités et développé par le Programme des lacs, au début des années 1980, toutes les municipalités du Québec devaient établir trois bandes de protection en bordure des lacs: une bande de protection du littoral, une bande de protection des rives et une bande de protection de l'encadrement forestier. C'est le ministère de l'Environnement lui-même qui a refusé de défendre la nécessité d'une bande de protection de l'encadrement forestier en bordure des lacs, pour ne pas nuire au développement.

Deuxième mesure

Assurer la protection des affluents de nos lacs: Contrairement à ce que nous avons fait dans le passé, nous allons devoir, de toute urgence, prendre grand soin des affluents de nos lacs. Ces affluents charrient d'énormes quantités d'éléments nutritifs qui enrichissent les eaux de nos lacs. Or, tout le monde le sait, la fertilisation des eaux des lacs augmente quotidiennement, au point de provoquer des poussées d'algues dont les plus nocives, les cyanophycées, font damner les villégiateurs. Le phénomène de surfertilisation est particulièrement grave dans les lacs dont les affluents traversent des territoires agricoles, malheureusement protégés par la Politique de protection des rives, du littoral et des plaine inondables. Eh!oui! Dans sa politique, le ministère du Développement durable stipule qu'en territoire agricole, une bande de protection riveraine de trois mètres, ça suffit! Belle protection!

Cette Politique doit être modifiée dans les plus brefs délais, de façon à mieux protéger l'environnement des cours d'eau agricoles qui se déversent dans nos lacs. Elle doit accorder aux rives de ces cours d'eau la même protection riveraine de 10 mètres qu'elle applique aux zones de villégiature.

Troisième mesure
Assurer la protection de nos lacs contre le surdéveloppement:  Il saute aux yeux que nous devons mettre un frein au surdéveloppement de nos lacs, c'est-à-dire qu'il faut cesser de construire des résidences et des condos en deuxième rangée et de faire des développements urbains ou des banlieues en bordure de nos lacs, contribuant ainsi à la densification et à l'urbanisation de l'encadrement forestier, alors qu'il est bien connu que l'urbanisation est l'ennemi public numéro un des lacs.

Quatrième mesure
Retour au Règlement original sur l'évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées, qui a protégé nos lacs durant plus de 30 ans. Le Règlement original a été formulé par le Programme des lacs, en 1968, pour contrôler la construction des installations septiques, bien sûr, mais aussi pour fournir un outil d'aménagement minimal aux municipalités. En effet, tel que formulé, ce Règlement pouvait freiner le développement dans les zones les plus sensibles d'un lac. Le malheur, c'est que le ministère de l'Environnement s'en est emparé et qu'en 1995, il a commencé à le transformer radicalement pour permettre la construction d'installations septiques dites de haute technologie, dans le seul but de facilier le développement des lacs, n'importe où et n'importe comment, histoire de ne jamais avoir à refuser un permis, même dans des sols considérés jusque là comme impropres à l'épuration des eaux. D'un règlement qui assurait la protection de nos lacs, le ministère de l'Environnent en a fait un règlement pour accélérer le développement, contrairement à ce qu'en pensent la plupart des villégiateurs. Il est temps de retourner au Règlement qui protégeait nos lacs contre les développements excessifs.  

Il faut faire plus!

Engin de recherche
Tapez un mot clé