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Dessin: Jean Pagé |
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L'ail sauvage ou cultivé n'est pas une racine ou bulbe dont les propriétés ne servent qu'à rehaussser la saveur d'un rôti de porc frais. On l'utilise fréquemment en médecine. Ses propriétés curatives n'ont pas été popularisées d'hier. Voilà plus de 5000 ans que sa réputation est bien établie dans ce domaine. Les Chinois, Hindous, Égyptiens, Grecs et Romains, sans oublier les Indiens d'Amérique, savaient apprécier ses qualités, bien avant nous. L'ail leur servait à traiter les maux d'estomac, les parasites intestinaux, les maladies de la peau, et plus particulièrement certaines infections pulmonaires (rhumes, asthmes, bronchites, etc). Des recherches des temps modernes sont venues partiellement prouver que ces peuples anciens avaient raison de croire en l'ail bienfaisant. Cette plante aide la digestion en stimulant la sécrétion de sucs gastriques, modifie la pression sanguine, et, quelques fois, peut soulager ceux qui souffrent de troubles respiratoires. Parmi les cures anciennes les plus populaires, il en est une qui persiste encore de nos jours, soit celle de peler l'ail, de l'écraser, pour finalement l'ébouillanter d'une demi-tasse d'eau. Ces infusions d'ail comme gargarisme, sont d'ailleurs une façon bien particulière de soulager les rhumes ou infections de la gorge. L'ail peut aussi s'employer comme cataplasme, afin de prévenir l'infection de certaines blessures. Il y en a qui vont jusqu'à prétendre que c'est un excellent remède pour les lendemains de veilles, ce que je n'ai pas encore essayé.
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