PLAN DE GESTION DE LA PÊCHE
La guerre de l'arc-en-ciel!

  Un brin d'histoire

Durant les années 1980, le Programme des lacs amorce un programme de réalisation de «Plans de gestion de la pêche», pour les lacs de villégiature. Des associations de pêcheurs se forment alors, sur plusieurs lacs, et les villégiateurs se lancent dans l'ensemencement de leurs lacs. Les buts visés: le retour de la truite dans les lacs de villégiature, la participation des villégiateurs à la gestion de la pêche de leur lac, et l'amélioration des rendements de pêche. Dans la majorité des cas, les températures chaudes de l'eau des lacs obligent l'ensemencement de la truite arc-en-ciel, une truite faite sur mesure pour ce genre de situation. Jusqu'au moment où les biologistes de la faune, à l'emploi du gouvernement eu Québec, interviennent. Il faut dire qu'à cette époque, les biologistes de la faune faisaient dans la pureté génétique. Pour eux, les seuls ensemencements valables étaient les ensemencements de truites indigènes de souche, 100% québécoises. Il fallait donc stopper les ensemencements de truites arc-en-ciel afin de ne pas contaminer nos lacs. Pourtant, la truite arc-en-ciel est ensemencée au Québec depuis un siècle. Et qu'arrivent-ils aux pêcheurs qui cherchent à améliorer le rendement de la pêche sur leurs lacs? Que l'diable les emporte! Ils vont devoir apprendre que dans la République bananière du Québec, on pêche de la truite de souche ou on ne pêche pas.

  En pleine guerre de l'arc-en-ciel!

Dès que les ensemencements de truites arc-en-ciel débutent dans les lacs de villégiature, le gouvernement du Québec fait tout en son possible pour saboter les Plans de gestion de la pêche des villégiateurs. Il met sur pied une vaste opération d'ensemencements subventionnés sous le vocable de «Pêche en Ville», alors que les villégiateurs, eux, devaient, dans le cadre de leur Plan de gestion de la pêche, se prendre en main et lever eux-mêmes les fonds nécessaires aux ensemencements. Pêche en Ville se décrit comme un programme d'ensemencements pour les pêcheurs des centres urbains, qui n'ont pas souvent l'occasion de pêcher de la truite. Comment alors expliquer que bon nombre de ces ensemencements se font à la campagne, en bordure des lacs de villégiature, loin des villes, en compétition directe avec le Plan de gestion de la pêche des villégiateurs?  

Pour nuire encore plus efficacement à l'essor des plans de gestion de la pêche des villégiateurs, le gouvernement du Québec adopte une réglementation malicieuse. Il interdit l'introduction de truites arc-en-ciel dans les lacs où existe déjà une population de truites grises. Raison invoquée: la grise serait menacée sur les lacs de villégiature. Le gouvernement n'a jamais été capable de le démontrer.

  Malgré son opposition aux ensemencements de truites arc-en-ciel par les villégiateurs, le gouvernement du Québec ne se gène pourtant pas pour introduire des quantités massives de truites arc-en-ciel dans les grands plans d'eau des régions urbaines!

Les biologistes de la faune du gouvernement du Québec vont même jusqu'à s'arroger le droit d'annuler les commandes de truites arc-en-ciel des associations de pêcheurs des lacs de villégiature, en communiquant directement avec leurs pisciculteurs.  Du front tout le tour de la tête! Des démarches qui nuisent directement à l'essor des efforts des associations de villégiateurs!

Pour bloquer l'essor des Plans de gestion de la pêche des villégiateurs, le gouvernement du Québec interdit les ensemencements d'arc-en-ciel sur la majorité du territoire du Québec: à l'est de Montmagny, au nord de Saint-Tite-des-Caps, au nord de Stoneham, au nord  de La Tuque, au nord de Saint-Michel-des-Saints, au nord de l'Ascension, au nord du réservoir Baskatong , au nord de Maniwaki, à l'est de Val-d'or et à l'est d'Amos.

Le programme Pêche en Ville porte aujourd'hui le nom de Festival de la pêche.  Du pareil au même!

Et c'est ainsi que le gouvernement du Québec a mis à la poubelle, les 450 000 pêcheurs des lacs de villégiature, prêts à travailler bénévolement à la gestion de leurs lacs. 

Comme quoi les beaux discours du gouvernement du Québec sur l'importance de la participation des citoyens dans l'aménagement de la faune sont de bien gros mensonges.

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Nouvelle menace

Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune récidive. Il vient de mettre sur pied un projet de recherche sur l'«invasion» de la truite arc-en-ciel, en collaboration avec l'Université Laval. Ça ne sent pas bon! Il faut ici remarquer que la truite arc-en-ciel est considérée par ce ministère comme une espèce envahissante. Une espèce maudite, quoi! Pourtant, ce n'est pas le cas. Je considère la truite arc-en-ciel comme la seule truite capable d'améliorer le rendement de la pêche dans les lacs de villégiature au Québec, compte tenu des conditions de nos lacs. C'est d'ailleurs le rôle que cette truite joue partout dans le monde, où elle s'est méritée la gratitude de milliers et de milliers de pêcheurs de toutes nationalités qui n'en finissent plus de s'étonner de ses prouesses, de son pouvoir d'adaption et de sa façon bien à elle de répondre aux attentes des pêcheurs.

Vous pouvez compter sur la vigilance du Programme des lacs et mon acharnement à lutter contre les pratiques abusives du gouvernement du Québec qui touchent directement les pêcheurs des lacs de villégiature.   .