Au moment où la protection de l'environnement est dans un méchant tournant, partout sur la planète, il importe de rapppeler que la meilleure façon de défendre notre cause est de cesser de rêver en couleurs. Dans le domaine de l'énergie, par exemple, ce serait faire comme l'autruche (c'est notre péché mignon, ici, au Québec) que de penser que nous allons pouvoir remplacer le pétrole par des éoliennes ou autres techniques alternatives, alors que, déjà, c'est le charbon qui mène la marche, partout dans le monde. Les éoliennes auront un rôle à jouer, c'est sûr, mais on est mieux de se préparer à une nouvelle calamité si on veut survivre. Surtout qu'on a un bel exemple derrière nous. Il faut se souvenir qu'à la fin de la dernière guerre mondiale, l'Allemagne a sérieusement manqué de pétrole. Qu'ont fait les nazis? Ils ont eu recours au charbon liquide pour faire rouler leurs chars d'assaut. Or, aujourd'hui même, nous apprenons que la Chine, un pays que nous avons longtemps considéré comme un pays en voie de développement, est en train de remplacer le pétrole par le charbon.
Deux usines qui vont directement transformer le charbon en carburant ouvriront bientôt leurs portes en Mongolie-Intérieure.
Selon un article de la Presse d'aujour'hui, il y aurait même un autre pays qui produirait près de 50 millions de tonnes de carburant à partir du charbon. C'est l'Afrique du Sud. Et ceux qui regardent les chaînes américaine de télévision (CNN et autres) ont vu arriver depuis quelques mois des annonces qui préparent les esprits à un nouveau carburant: l'inéluctable charbon.
Bien sûr que le charbon est infinimément plus polluant que le pétrole. Mais les politiciens nous promettent déjà que le charbon liquide le sera beaucoup moins. Pauvres politiciens!
Qu'on le veuille ou non, jamais les dirigeants de nos pays, dit développés, n'abandonneront les voitures, même si elles doivent rouler au charbon liquide. D'ici là, ils vont tout faire pour prolonger le vie du pétrole et se donner le temps de nous vendre le charbon liquide. On n'a pas fini d'en entendre des vertes et des pas mûres. Ne vous surprenez donc pas si, un jour, nos politiciens nous sortent un nouveau Kyoto pour sauver notre civilisation.
Ne serait-il pas le temps de sortir nos politiciens de l'environnement?
Tony Le Sauteur