Le Super Blogue de l'environnement
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Les entrées : février 2008

SYMBOLE ÉCOLOGIQUE

Un fidèle villégiateur rapporte qu'il a eu une très mauvaise surprise en lisant le Journal de Québec. Le Ministre Béchard, des Ressources naturelles et de la Faune était fier d'annoncer que les Québécois auraient à planter 400,000 arbres en guise de symbole "écologique" pour le 400ième anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Le hic, c'est qu'il avait réservé des arbres et des arbustres pour l'été 2008 pour régénérer les rives de son lac. Il avait commandé ses plants du Comité d'aménagement et de protection de la rivière Sainte-Anne en août 2007.

En novembre 2007, on lui annonce qu'il ne pourrait pas avoir ses plants, parce qu'il y aurait pénurie. Il vient de comprendre pourquoi!

Serait-ce top demandé à Line Beauchamp de rappeler à son collègue du ministère des Ressources naturelles et de la Faune qu'il n'y a pas de cyanobactéries dans les rues de la ville de Québec et de respecter son plan d'action sur les algues bleu-vert?

Priorité aux lacs!

Tony Le Sauteur

LA PEUR NE FAIT PLUS PEUR

Depuis que les Agences de Santé et des services sociaux ont décidé de miser sur les cyanobactéries pour faire peur au monde, il y a de plus en plus d'associations et de citoyens qui commencent à penser que l'on charrie un peu trop. On n'y croit plus. Il y a même un journal, le Soleil, qui parle des dangers d'un ressac dans la population. Voici un extrait de l'article en question:

La surenchère médiatique qui a entouré les cyanobactéries l’été dernier risque fort de s’avérer une arme à deux tranchants. Oui, elle a sensibilisé population et pouvoir public. Mais elle a aussi tourné le sujet en ridicule en exagérant, au point où il était de bon ton de s’en moquer dans les revues de fin d’année à la Infoman.

Je suis du même avis! Les Agences de Santé et des services sociaux se sont fait prendre à leur propre piège!

Du temps du Programme des lacs c'était beaucoup plus simple. Dès qu'un lac subissait une poussée d'algues, c'est qu'il avait son voyage. Il fallait alors réduire les apports en éléments fertilisants et freiner le développement.

Pas question de cyanobactéries ou de cacher son chien dans le garde-robe pour ne pas qu'il en meurt.

L'erreur a été de faire des algues un problème de santé publique. Comment s'en sortir? Facile! On n'a qu'à sortir les Agences de Santé et des services sociaux de nos lacs. On peut comprendre la réticence des villégiateurs à voir se promener des inconnus sur leurs lacs et à lire dans les journaux, quelques jours plus tard, que ces mêmes inconnus viennent de condamner les eaux de leur lacs comme s'il s'agissait de mort-aux-rats!

Tony Le Sauteur

CESSONS DE RÊVER EN COULEURS

Au moment où la protection de l'environnement est dans un méchant tournant, partout sur la planète, il importe de rapppeler que la meilleure façon de défendre notre cause est de cesser de rêver en couleurs. Dans le domaine de l'énergie, par exemple, ce serait faire comme l'autruche (c'est notre péché mignon, ici, au Québec) que de penser que nous allons pouvoir remplacer le pétrole par des éoliennes ou autres techniques alternatives, alors que, déjà, c'est le charbon qui mène la marche, partout dans le monde. Les éoliennes auront un rôle à jouer, c'est sûr, mais on est mieux de se préparer à une nouvelle calamité si on veut survivre.

Surtout qu'on a un bel exemple derrière nous. Il faut se souvenir qu'à la fin de la dernière guerre mondiale, l'Allemagne a sérieusement manqué de pétrole. Qu'ont fait les nazis? Ils ont eu recours au charbon liquide pour faire rouler leurs chars d'assaut. Or, aujourd'hui même, nous apprenons que la Chine, un pays que nous avons longtemps considéré comme un pays en voie de développement, est en train de remplacer le pétrole par le charbon.

Deux usines qui vont directement transformer le charbon en carburant ouvriront bientôt leurs portes en Mongolie-Intérieure.

Selon un article de la Presse d'aujour'hui, il y aurait même un autre pays qui produirait près de 50 millions de tonnes de carburant à partir du charbon. C'est l'Afrique du Sud. Et ceux qui regardent les chaînes américaine de télévision (CNN et autres) ont vu arriver depuis quelques mois des annonces qui préparent les esprits à un nouveau carburant: l'inéluctable charbon.

Bien sûr que le charbon est infinimément plus polluant que le pétrole. Mais les politiciens nous promettent déjà que le charbon liquide le sera beaucoup moins. Pauvres politiciens!

Qu'on le veuille ou non, jamais les dirigeants de nos pays, dit développés, n'abandonneront les voitures, même si elles doivent rouler au charbon liquide. D'ici là, ils vont tout faire pour prolonger le vie du pétrole et se donner le temps de nous vendre le charbon liquide. On n'a pas fini d'en entendre des vertes et des pas mûres. Ne vous surprenez donc pas si, un jour, nos politiciens nous sortent un nouveau Kyoto pour sauver notre civilisation.

Ne serait-il pas le temps de sortir nos politiciens de l'environnement?

Tony Le Sauteur

janvier 2008 «  » mars 2008